Ozans : cent hectares attendent les bâtisseurs


Les élus sur le bord du bassin infiltration qui rendra l’eau à la nappe phréatique

Les élus sur le bord du bassin infiltration qui rendra l’eau à la nappe phréatique

Le doublement de la rocade s’achève, le département a tenu ses engagements. Cent hectares sont viabilisés en haute qualité environnementale, c’était l’objectif de la communauté d’agglomération. Aux Chinois désormais d’y créer des emplois.

Les élus de la communauté d’agglomération de Châteauroux (CAC) ont profité des dernières heures de cet été tardif pour aller arpenter, le premier samedi d’octobre, cent hectares de la zone d’Ozans désormais commercialisables.

Cent dix-neuf hectares très exactement sont concernés par cette première phase. Ces terrains se situent en bordure de la route de La Châtre. Soixante-huit hectares seront proposés à la vente en huit lots. L’aménagement de cette première phase représente pour la CAC un investissement de 6 M € environ. Pour répondre aux rejets d’eaux venant des installations, des voiries ou parkings il a fallu prévoir deux bassins de stockage, un bassin de traitement et un bassin d’infiltration. «Ce qui revient à dire, ont expliqué Romuald Chapuis, directeur de l’aménagement urbain de la CAC et Elodie Moreau chef du projet Ozans, que l’on rend aux nappes phréatiques une eau plus propre que celle qui est tombée du ciel».

Les exigences de la zone HQE

Entre mars et septembre 2014, les scrappeurs de l’entreprise Roger-Martin et de la Setec ont décapé 28 ha, brassé 150.000 m3 de terre dont 38.000 ont été valorisés sous forme de graves destinés aux 1 700 m de voirie et aux 1 100 m de circulation douce. Car c’est l’enjeu de la démarche de certification haute qualité environnementale : aucun matériau ne doit sortir de la zone. Les véhicules qui livrent les fournitures nécessaires aux chantiers : collecteurs, canalisations, câbles etc… n’entrent d’ailleurs pas sur la zone, mais déposent leur chargement à la base de vie. Ils sont ensuite acheminés par les engins de chantiers et ne polluent donc pas avec des pneus crottés les chaussées conduisant au site. Mêmes les troncs d’arbres morts seront réutilisés pour constituer des zones d’accueil destinées à favoriser le biodiversité.

La visite s’est effectuée le samedi matin dans un paysage lunaire mais sous un beau soleil d’automne et sur sol sec. La promenade sera sans doute moins agréable par temps humide, mais les revêtements définitifs ne seront pas posés avant la fin du printemps 2015, les premières parcelles étant disponibles à l’été 2015.

Pour Gil Avérous, président de la CAC, il était utile que les nouveaux élus des différents conseils municipaux prennent bien conscience de l’importance du dossier. «C’était le bon moment parce que nous avions beaucoup de choses à montrer. Par la suite les réseaux qui équipent toute la zone seront enfouis, mais un géomètre a travaillé jour après jour et toute la zone est répertoriée, afin de faciliter les futures installations. La zone ne se remplira pas en un rien de temps, mais ça ne fait rien, car comme le disait Jean-François Mayet, les communautés qui ont du fonçier vont être riches, car il ne sera bientôt plus possible d‘acheter des terres agricoles».

Et les chinois ?

Derrière le château d’Ozans réouvert à l’occasion de cette visite, le coup d’oeil n’est plus exactement le même que lors du lancement d’Eurosity le 11 juin dernier. L’allée de bois bordée de kakémonos Eurosity menant au site de pose de la première pierre a disparu, l’herbe a repris ses droits et les premiers parpaings se sont écroulés. Cela ne signifie pas qu’ Eurosity était un mirage. L’entreprise Sogea doit entrer en action dans quinze jours, nous a-t-on dit pour démarrer la construction du premier bâtiment : 5 000m2 de plancher sur cinq niveaux, qui accueillera ceux qui désirent s’implanter sur le site pour leurs différentes démarches. On pourra vérifier le bien fondé de cette affirmation. Quant à la cour d’honneur de la Martinerie où doit s’installer le centre de formation, les bâtiments devaient être en chantier à partir de la fin de l’année 2014, mais, selon Gil Avérous, des bâtiments provisoires et des locaux en très bon état à l’arrière de cette cour d’honneur, permettront d’accueillir les nouveaux étudiant début 2015.

Pierre Belsoeur