Politique – Enjeux de la rentrée : Nicolas Sansu explique

 

Le maire de Vierzon est monté au créneau lors de sa conférence de presse pour expliquer les impacts des décisions nationales, impacts sur les collectivités locales et par voie de conséquences sur les habitants. 

« Les décisions nationales qui sont prises risquent de renforcer les déséquilibres territoriaux, France des métropoles – France périphérique, et de provoquer des tensions accrues. La dotation globale de fonctionnement a baissé de 2,7 millions entre 2011 et 2017 » rappelait Nicolas Sansu devant la presse, citant notamment en exemple l’hôpital.  « Je suis très inquiet quant au fonctionnement du centre hospitalier, vital pour un bassin économique comme Vierzon. » Quid des financements pour les investissements nouveaux interroge le maire qui pointe l’absolue aberration de la tarification à l’acte pour des centres hospitaliers du type Vierzon. « Le gouvernement précédent avait créé des groupements hospitaliers de territoire afin de mutualiser leur gestion et leur trésorerie. Il s’avère que tout cela est très difficile à mettre en place d’autant que la réalité provoque bien des tensions et qu’ici ou là ce sont plutôt les dettes qui seront partagées. L’hôpital a perdu vingt-cinq équivalents temps plein depuis 2014. Nous demandons un ophtalmologiste mais aucune réponse, il va bien falloir que chacun assume ses responsabilités notamment l’ARS. C’est un dossier très préoccupant où il va falloir expliquer et solliciter la population pour une mobilisation d’envergure car l’enjeu santé est vital pour notre ville et notre territoire. »

Nicolas Sansu s’est aussi exprimé au sujet de la sécurité. « Où sont les effectifs de police, où en est-on avec le nouveau commissariat, où est le juge pour enfant ? » Beaucoup de questions toujours sans réponse. Concernant les réponses pénales envers les mineurs, Nicolas Sansu est furieux. « La justice est incapable de mettre un juge pour enfants afin de régler ces questions … ». De nouvelles installations de caméras de surveillance, ce qui portera à vingt le nombre d’appareils, et le recrutement de policiers municipaux sont avancés.

Pour l’édile vierzonnais, l’été a été meurtrier. La suppression des emplois aidés, l’incertitude du devenir des ressources et la baisse des aides à l’investissement, autant de sujets qui provoquent l’inquiétude de l’élu.

« Il va falloir expliquer qu’avec moins de ressources c’est moins de services. La dotation globale de fonctionnement, c’est moins 2,7 millions entre 2011 et 2017. On accuse le maire de tous les maux mais tout de même, je ne suis pas responsable de l’augmentation des impôts de 8,5% : c’est le département et non la ville. Il va falloir aussi un brin de citoyenneté et civisme de la part de tous et je pense par exemple aux herbes que l’on nous reproche de ne pas enlever sur les trottoirs ; chacun enlevant devant chez lui apportera sa contribution aux économies municipales ».

« Les grands dossiers urbains seront poursuivis avec le PRU2, premier signé en France, martèle le maire. Ilot Brunet Rollinat, réhabilitation de l’auberge de jeunesse, et la première phase de restructuration du quartier Tunnel Château.

La suppression des contrats aidés va de nouveau précariser une population déjà en difficulté et c’est un drame. Vierzon reste la seule zone du Cher où le chômage des catégories A a baissé. Les entreprises ont un large choix d’implantion avec au nord le parc technologique, la pépinière d’entreprises, au Vieux Domaine, Combronde qui va mettre en place deux trains supplémentaires par semaine et l’implantation d’une unité de désamiantage de wagons. Les assises par quartier seront transformées, la population consultée et incitée à porter main forte à la municipalité lorsqu’elle interpellera le gouvernement pour ne pas se laisser manger sans réagir. »

Jacques Feuillet