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Bourges capitale européenne de la culture en 2028 ?

Yann Galut, l’ex-député PS du Cher, avait la volonté de créer un comité de soutien à la candidature de la capitale des Bituriges pour succéder à Marseille en tant que capitale européenne de la culture. La ville de Bourges serait sur les rangs pour … 2028. Un laps de temps qui laisse déjà une certaine marge. Certain d’avoir trouvé une bonne idée, le désormais conseiller départemental voulait lancer le projet devant le grand public et l’unique quotidien payant du département. Peut-être aussi une manière de revenir sur le devant de la scène politique départementale. Il aurait même reçu l’assurance de certains autres élus de la région, et du département, pour aller plus loin dans la démarche. Las, le maire de Bourges UDI, Pascal Blanc, n’a pas apprécié et a même avancé que lui aussi avait eu l’idée de candidater mais que cette opération était un « coup politique manqué, notre ville et sa culture méritent mieux ! Et pour rappel, c’est au conseil municipal de Bourges d’en décider. » Dans la cour de la maternelle, chacun a lâché sa pelle et son râteau en plastique. Du coup, on ne sait plus si quelqu’un s’occupe vraiment du tas de sable, pardon, du projet de candidature.


Des maires du Cher, et d’ailleurs, reçus à l’Élysée

Sur les quinze mille maires réunis à Paris pour le 100e congrès des maires, ils sont une grosse dizaine d’élus locaux du département du Cher à avoir été reçu à l’Élysée, en marge du congrès, la semaine dernière. Un peu plus d’un millier d’élus locaux étaient conviés au buffet dressé par le meilleurs ouvrier de France dans les salons de la République. Le maire de Plaimpied-Givaudins, Patrick Barnier, ou d’Aubigny, Laurence Régnier, et d’autres encore ont pu entrevoir le nouveau maître des lieux et son aréopage. Le maire de Graçay, Jean-Pierre Charles, quant à lui, regrettait de ne pas avoir eu le loisir de rencontrer le président même s’il est passé de salles en salles. « C’était un pince-fesses très valorisant et surtout un grand moment psycho-sociologique… » a-t-il expliqué après avoir constaté que, âgés ou pas, les élus se comportent parfois comme de simples groupies, le petit papier et  le stylo tendus. Comme pour Justin Beiber, on ne sait pas si ceux qui ont pu le toucher vont se laver les mains dans les semaines qui viennent …


Désherbage bio à la Genette, à Vierzon

Depuis la mi-novembre, la ville de Vierzon expérimente l’éco-paturage sur les rives du Cher, dans le quartier de la Genette. En lieu et place des traditionnelles tondeuses à gazon,  ce sont six brebis de race solognote qui ont été débarquées pour raccourcir les herbes hautes et raser de près les herbes basses sur une parcelle communale difficile d’accès et d’entretien. Les ovins sont prêtés par « Les jardins de Labohème » de Michel Bodeba, au Grand domaine, jusqu’au début décembre. Un enclos fixe a été installé pour accueillir les animaux. Ils évolueront également à l’intérieur d’une clôture mobile, au gré des surfaces à brouter et un berger viendra surveiller si tout se passe bien. L’association Entretien Nature et territoire, qui pratique l’éco-pâturage depuis une dizaine d’années, une structure basée à la Gravelle, en Mayenne et spécialisée dans l’accompagnement de ce type de projet, assurera un suivi. Les moutons devraient retrouver le reste du troupeau pour agneler avant de revenir au printemps. Coûts réduits, facilité d’utilisation, pas de pollution sonore, hormis quelques bêlements, si l’opération fonctionne il n’est pas impossible de retrouver d’autres secteurs du Vierzonnais occupés par des moutons, voir des chèvres.


Le milieu universitaire

Les difficultés financières de la faculté d’Orléans – on parle là d’un déficit de 12 millions d’euros- risquent d’avoir des répercussions catastrophique pour le Berry. Déjà, il serait envisagé la fermeture de trois formations de licence décentralisées, en droit, à Bourges et Châteauroux, ainsi qu’en histoire à Châteauroux. Et parmi les dommages collatéraux, trois sections de l’IUT de Bourges, les sections de  management des activités commerciales, des métiers de l’instrumentation de la mesure et du contrôle qualité, et de gestion et pilotage de projets, seraient dans l’œil du cyclone. Au total ce serait près de 80 étudiants qui seraient directement impactés. Pas de quoi rassurer les présidents du Conseil départemental et de l’agglo de  Bourges, Michel Autissier et Pascal Blanc, qui ont fait savoir leur désarroi et leur courroux par courrier auprès du nouveau président de l’université d’Orléans Ary Bruand. Par ailleurs un comité de défense, conduit par Irène Félix, la conseillère départementale et municipale PS de Bourges, a créé un collectif pour l’enseignement supérieur dans le Cher pour soutenir le maintien des trois sections sur le site berruyer. Première action, la pétition « pour le développement de l’enseignement supérieur, contre les fermetures à l’IUT de Bourges » lancée sur la plate-forme de pétitions en ligne change.org avait reçu, en un seul week-end, près de 1 320 signatures !

Fabrice Simoes