Quoi de neuf depuis un mois

Michel Sapin lors de la dernière visite officielle de François Hollande à Châteauroux.

Michel Sapin met les pouces

Il nous l’avait confié lorsqu’il était aux côtés de François Hollande, lors de la visite du président de la République à l’usine Krémer à Argenton, Michel Sapin tire un trait sur le politique. «Je n’avais pas envie de faire l’élection de trop». A 65 ans, l’ancien ministre des finances, ancien député, ancien président de la région Centre et ancien maire d’Argenton va réintégrer le conseil d’Etat avant de faire valoir ses droits à la retraite. Il a confirmé au cours du mois d’Août à La Nouvelle République, tout en laissant entendre qu’il continuera de siéger au conseil municipal et qu’il ne s’interdirait pas de figurer sur la liste de l’actuel maire dans le futur.

En fait, Michel Sapin se retire de la politique nationale au terme d’un brillant parcours, mais il ne prendra véritablement sa retraite politique que le jour où un certain André Laignel en aura fait de même.


Claudio Capéo, place Voltaire (photo sd, Gilles Guillemain)

Darc for ever

Les années passent et le festival ne prend pas une ride. Le cérémonial en place depuis plus de quarante ans s’est reproduit sans fausse note. Il a fallu renforcer la sécurité, c’est l’époque qui veut ça, mais la qualité des cours fait monter le niveau d’année en année. Les Castelroussins croisent des cohortes de jolies danseuses qui animent les rues au cœur de l’été et se retrouvent place Voltaire pour de grands concerts populaire. Claudio Capéo a remporté la palme du succès populaire sous un barnum bondé, Nina Attal et Deluxe ont mis « une putain d’ambiance » mais le festival Darc c’est avant tout de la danse et le spectacle final a été cette année encore plébiscité.

Sans oublier qu’on a vécu Darc place Monestier, à Saint-Jacques et à Touvent, du Pont-Chrétien à Veuil en passant par Paudy, Montipouret, Crevant, Vendoeuvres, Thenay ou Eguzon.


Un candidat au concours du plus beau tatouage d’Inkn’roll.

Tatouages et gros son à Belle Isle

On a le droit de rester dubitatif face à l’engouement des 20-50 ans pour le tatouage, mais force est de reconnaitre que la convention tatouage de Châteauroux Inkn’roll, sixième du nom à Belle-Isle a une nouvelle fois attiré une foule hétéroclite. Le tatouage n’est plus depuis longtemps une affaire de marin, de détenu ou de motard. De frêles jeunes filles ou jeunes femmes osent le dessin sur la peau, souvent en couleurs.

Quarante cinq tatoueurs venus de toute la France sont venus proposer les dernières tendances. Les plus courageux ont consacré deux séances au cours du week-end à souffrir en silence pour convertir qui un bras, qui une cuisse en tapisserie finement ourlées. Un souvenir à vie de ce week-end. D’autres ont préféré passer en spectateurs et profiter des concerts de hard-rock qui font aussi partie de l’ambiance Tatoo.


Les vignerons ont interrompu le service, samedi soir pour une photo souvenir autour de Virginie Bigonneau, leur présidente (au centre).

Reuilly, pimpante octogénaire

Depuis 1937, le vignoble de Reuilly est une appellation d’origine contrôlée. Quatre-vingts ans d’AOC c’est un gage de sérieux, mais pas une garantie de longévité. La preuve, le vignoble a failli disparaître dans les années 70 et il a fallu l’énergie de Claude Lafond pour redonner le goût de la vigne aux agriculteurs.

Claude Lafond nous a quittés l’an passé, mais, il avait passé le flambeau. A sa fille, d’abord, mais aussi à toute une nouvelle génération. Une trentaine d’exploitants font vivre le vignoble. Autour de Virginie Bigonneau, présidente, ils ont offert trois jours de fête, avec le concours de la chambre d’agriculture et du bureau interprofessionnel des vins du Centre. Dégustations, intronisations dans leur société vineuse, randonnée animée à travers le vignoble, rallye automobile et, le samedi soir, une grande soirée festive à la salle des fêtes ont marqué l’évènement, avant de retrouver les vignes. Car la vendange est précoce en cette année 2017.

Pierre Belsoeur