Vierzon – Hommage aux résistants victimes de la barbarie nazie et aux aviateurs alliés abattus au-dessus de Méreau

Le 15 août est devenu un parcours mémoriel d’importance pour un hommage aux résistants et victimes de l’occupant nazi.

C’est bien cet honneur qui était rendu par le dépôt de gerbe et recueillement aux trois stèles
vierzonnaises du Vieux Domaine, du canal de Berry aux Forges et à Méreau à ceux qui ont combattu l’occupant dans les divers partis de résistants, aux civils qui accompagnaient ces résistants dans leur lutte pour la liberté et qui ont subi les foudres meurtrières de la répression et à ceux qui périrent sur notre territoire venus parfois de loin pour libérer notre pays. C’est le cas de la stèle de Méreau qui rend hommage aux aviateurs alliés abattus par la DCA allemande dans la nuit du 14 au 15 août 1944. Ce parcours de la mémoire débute traditionnellement à la stèle du Vieux Domaine où élus, représentants des anciens combattants et des résistants, rendent hommage au résistant André Joly tombé sous les balles allemandes. Puis, le cortège se rend à la stèle du Canal de Berry où chaque année, les frissons accompagnent l’énoncé par le représentant de l’ANACR* (Georges Druesne vice président représentant le Président JP Piétu excusé) de cette journée sanglante du 16 aout 1944 connue sous le nom de « rafle au café de l’église » où le maquisard Charles Hemel était fusillé et quatre otages : Alice Caillat, Madeleine Chantelat, Marie Louise Rolland, Camille Murat dont on ne retrouvera jamais les corps ; disparus / exécutés / déportés ? Ces exactions commises par la feldgendarmerie de Vierzon accompagnée par les agents du SD de Bourges en représailles à l’arrêt la veille, de deux militaires allemands par des maquisards. Chaque année, les participants à ces manifestations sont de moins en moins nombreux mais heureusement, le souvenir et la mémoire se perpétuent car rien ne serait plus déshonorant et préjudiciable que l’oubli. Ce devoir de mémoire peut se voir comme un véritable « devoir d’humanité  » Pourquoi ne pas s’appliquer plus encore dans les programmes d’histoire. « L’une des choses très importantes est que l’information est la base de la prise de conscience et que la désinformation fait qu’on accepte ensuite, toutes les dictatures, toutes les injustices et toutes les occupations* ». En conclusion : « se souvenir que combattre pour la liberté est un devoir ».

Jacques Feuillet

*ANACR : Association nationale des anciens combattants de la Résistance.

**Lucie Aubrac : Grande figure de la résistance