Saint-Viâtre – Glycophiles ? Vous avez dit glycophiles ?


Le 6 octobre, le club des glycophiles français a organisé sa seconde réunion d’échanges au foyer rural.
«Les glycophiles, quelle est cette secte bien étrange ?» aurait dit Stéphane Collaro dans sa célèbre émission des années quatre-vingt. Amoureux du glucose, ce sont des collectionneurs d’emballages de sucre sous toutes ses formes, avec de préférence le sucre qu’il contient.
« Il faut avoir l’âme collectionneuse, précise Bernard Chaumont, président du club des glycophiles français qui réunit ces collectionneurs peu ordinaires. Nous collectionnons tous les sucres emballés, en sachets, en buchettes ou en morceaux, les sacs, les boîtes…Le club existe depuis 1984 et nous organisons une vingtaine de réunions par an, dans toute la France, à l’initiative des membres du club. Lors de ces bourses, chacun apporte ses doubles et procède à des échanges. Il n’y a pas d’argent entre nous. »
Saint-Viâtre accueillait pour la deuxième fois une réunion, sur l’initiative d’une glycophile viatraise, Sylviane Trotet venue avec sa petite fille Lisa, six ans, collectionneuse comme sa grand-mère. « J’habite Saint-Viatre depuis trente ans et mes amis collectionneurs m’ont demandé il y a deux ans d’organiser une réunion d’échanges. Comme cela a beaucoup plu, j’ai organisé une seconde édition cette année, ce qui nous permet de nous retrouver entre amis partageant la même passion. Je collectionne les sucres depuis que je suis toute petite car j’avais une tante qui voyageait beaucoup et qui m’en rapportait des pays qu’elle visitait », indique cette passionné dont la collection avoisine les deux cent mille pièces.
La bourse d’échanges solognote a accueilli vingt cinq collectionneurs venant de la région parisienne, de l’ouest et du centre de la France comme Nicole Personnic, de Seine-et-Marne dont la collection réunit quatre cent quatre vingt pièces. « J’avais une amie d’école qui collectionnait les sucres emballés et je lui en mettais de côté, se souvient la retraitée. Puis nous nous sommes perdues de vue lorsqu’elle s’est mariée et je me suis mise à faire moi-même une collection que je complète depuis trente ans. Rejoindre le club des glycophiles me permet d’avoir un réseau sympathique avec qui je passe de bons moments et d’aller à des bourses d’échanges en France et à l’étranger. »
F.M.