60 ans, la vie en rose

BOTANIQUE Du 12 au 16 septembre, Orléans fête la rose et son 60e concours international. A cette occasion, le jury choisira les plus beaux spécimens, et le comédien Alex Lutz sera le parrain d’une création qui portera désormais son nom.
Stéphane de Laage


C’est un rosier buisson au feuillage épais. Sa fleur est volumineuse, aux couleurs chatoyantes, rouge au cœur jaune, aux nuances subtiles. Il a déjà remporté de très nombreuses récompenses dans les concours internationaux les plus prestigieux. Il s’appelle EveTricol, du nom de feu son obtenteur, André Eve. Mais on le connaitra désormais sous le nom de l’acteur Alex Lutz. Ce rosier, « baptisé » le 13 septembre 2018, sera la coqueluche du concours international de Roses. Le comédien et son épouse présideront ensemble cette soixantième édition. Tous deux sont orléanais, passionnés par les fleurs, elle-même tient à Orléans un atelier de création floral.
Pour cet anniversaire du concours international, la ville d’Orléans a vu les choses en grand. quatre jours de fête pour rendre un hommage appuyé à la rose qui traditionnellement tient une place centrale dans nos jardins. Olivier Carré le rappelle dans un éditorial, « la création en 1959 du concours international, a contribué à l’essor de nombreux rosiéristes dans tout l’Orléanais, et la création de trois roseraies à Orléans (au parc floral, au jardin des plantes et à St Marceau) ».

Alex Lutz (©Adequat) comédien et président du jury du 60e concours international de la rose d’Orléans. Parrain du rosier qui porte désormais son nom.

Le rosier Alex Lutz, créé par l’obtenteur André Eve.

Cinq jours de fête et un gagnant
En point d’orgue place du Martroi, le baptême bien sûr, jeudi 13 à 17h30, mais aussi un défilé de mode à 17h, proposé par le très talentueux designer camerounais Martial Tapolo. La scène sera pour l’occasion décorée de fleurs insensées imaginées par la fleuriste et meilleure ouvrier de France Charline Pritskaloff.
Mercredi 12 aura été le jour des enfants, avec une séance de lecture à 14h30 au jardin des plantes, la visite de la roseraie et le vote du concours des bambins.
Quant au vendredi 14 après-midi, le jury votera une première fois pour le plus beau rosier Label Rouge, tandis que la commission permanente viendra elle, pour la dernière fois, évaluer les rosiers plantés il y a deux ans dans ce magnifique écrin qu’est le jardin des plantes.
Le concours se poursuit samedi avec des visites des roseraies et d’une exposition dédiée aux roses au musée des Beaux-Arts. « Ces festivités sont l’occasion de donner de la visibilité au concours de roses, pas suffisamment connu et pourtant si prestigieux dans cet univers » explique Aude de Quatrebarbes, adjointe en charge du domaine public.

Concours de prestige
Le concours de Roses n’est pas anecdotique. Peu médiatisé il est vrai, il est pourtant installé comme une étape internationale prestigieuse, parmi une trentaine de concours du même type en Europe, à Genève, Lyon, Madrid ou Bagatelle. Le concours présente des rosiers, créés par des rosiéristes obtenteurs, autrement dit des créateurs de rosiers. « Pour cela, explique Pascal Pinel, directeur d’André Eve, on croise patiemment des espèces, puis on sème et l’on observe le résultat sur plusieurs générations ». Le produit de cette création devra être remontant, odorant et résistant aux maladies. Des critères strictes et difficiles à cumuler. Cette année, le concours doit départager 34 variétés nouvellement créées, par onze rosiéristes obtenteurs (un anglais, deux allemands, un danois et sept français). Les rosiers, buissons ou grimpants, ont été plantés au jardin des Plantes, mais aussi dans d’autres villes européennes, il y a deux ans déjà. Le jugement tient ainsi compte du climat et de l’environnement dans lequel il évolue.
Programme complet des quatre jours
sur www.orleans-metropole.fr

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