L’avenir en question à la Communauté de communes Vierzon Sologne Berry


Jean Claude Sandrier Président de cette Communauté de communes y allait de sa petite citation traditionnelle en introduction : « L’avenir n’est pas ce qui va arriver mais ce que nous allons faire… » 2013 fut une année de grands choix et de démarrage de travaux suite au décollage du nouveau Parc Technologique de Sologne. On se souvient de l’inauguration en grandes pompes par le Ministre Pierre Moscovici, du CIDE notamment avec ses trois bâtiments dédiés à la recherche, l’innovation avec ICERMA, le Cluster AGHIR, Radiocéros et l’arrivée prochaine du CNAM. Deux autres bâtiments dédiés à la création et au développement des entreprises avec une pépinière et un hôtel d’entreprise, soit plus de trente emplois installés sur ce site. Sur cet espace, le label national Zones d’Activités Très Haut Débit a été obtenu. Il est le premier dans le Cher. C’est le seul lieu entre Paris et Clermont Ferrand à offrir un tel service (liaison à 100 Mégas) aux entreprises. Suivait une énumération de travaux entrepris ou à entreprendre comme la construction d’un hôtel Ibis et un Courte Paille avec 40 emplois à la clé et les travaux du B3 (Bowling, restaurant, musée…). Le souhait du Président était pour 2014 que l’argent « détourné, gaspillé, volé par le monde financier puisse servir au secteur privé, aux PME, artisans afin qu’ils investissent et innovent ainsi qu’au secteur public pour relancer l’ »investissement public… ».A ce jour, 15 Millions d’Euros d’investissement sont engagés ou en cours d’engagement sur ce site dans une coopération pub lic/Privé mutuellement avantageuse… » Cette nouvelle vitrine du développement économique de la communauté de communes Vierzon Sologne Berry vient casser l’image négative qui collait à ce territoire…Nous avons choisi de nous battre prioritairement pour le développement économique, social, écologique de notre territoire… » Premier bilan, perspectives pour l’avenir et dans ce domaine, il y a encore bien des obstacles à parcourir mais l’espoir renaît. Tout aurait été bien dans le meilleur des mondes s’il n’y avait eu ce couac provoqué par les salariés de l’entreprise Carroy-Reixit qui s’étaient invités pour revendiquer une meilleure prise en compte de leur situation par les deux élus Jean Claude Sandrier et le Maire Nicolas Sansu qui fut fortement tancé par quelques uns , lui reprochant de ne pas les aider (Voir encadré).

Jean Claude Sandrier apporte des précisions sur l’affaire Carroy Reixit

Avenir-communauté-de-communes-Vierzon« Aucun des projets vierzonnais ne tient la route, vous n’avez rien fait pour nous vous vous en foutez… » Médusé le Président de la communauté de communes ne s’attendait pas à pareil accueil. Il mettait les choses au point dés la fin des vœux et après avoir reçu en compagnie du député maire de Vierzon Nicolas Sansu lui même fortement tancé à son arrivée aux vœux, les personnels de l’entreprise ce vendredi. « Je tiens à apporter quelques précisions et informations qui ont été transmises aux membres du personnel reçus en mairie par le Député Maire de Vierzon. Il y a à l’origine de cette affaire, bien des zones d’ombre et notamment une lettre reçue par M.Dubois émanant de la Région Centre datée de septembre 2013 qui stipulait en résumé, que pour avoir des aides et finaliser son projet de déménagement sur Châteauroux le maire de Vierzon devait apposer sa signature. Or, ni lui ni moi n’avons reçu un tel courrier. On ne pouvait donc pas s’opposer au déménagement de l’entreprise Carroy Reixit vers Châteauroux comme le prétend M. Dubois. A ce propos, je dois rappeler et c’est ce que les salariés ignoraient, que la Région n’octroie de l’aide que pour la création d’emplois et non sur l’immobilier d’entreprise. M.Dubois cherchait un bâtiment de 10000m2 d’un seul tenant ce qui n’existe pas dans le Cher du moins pas disponible. De plus, son exigence de location se situait entre 120OOO et 170000 euros, ce qui est bien en dessous des prix pratiqués aujourd’hui. Dire que l’on a rien fait est non seulement faux mais indécent car nous nous occupons de cette affaire depuis de longs mois et avons déjà proposé à M. Dubois des d’extensions sur plusieurs sites il est vrai, de 4000m2, qui auraient pu lui permettre de monter en puissance pour conquérir ses marchés dont il nous dit être porteur et ne pas s’endetter en paiement de loyers. La deuxième solution était la construction d’un bâtiment neuf sur un investissement de l’ordre de 6 à 7 millions d’euros avec une opération privée mais la société de M. Dubois avait–elle les moyens d’investir ? Je rappelle que nous avions une réunion à la sous-préfecture le 10 décembre pour tenter de trouver une solution avec tous les décideurs et responsables politiques. M. Dubois téléphonait pour dire qu’il n’y participerait pas car disait-il « je n’ai pas le temps d’attendre la construction d’un bâtiment neuf… » Je voulais que tout soit clair, j’ai envoyé trois lettres à M.Dubois qui ont d’ailleurs été transmises au personnel ce vendredi car ils en ignoraient le contenu et qui n’ont jamais eu de réponse. C’est un non sens de penser que le maire d’une ville puisse s’opposer à un déménagement d’entreprise qui ne regarde que l’entreprise. Le maire de Vierzon a écrit au Président de la Région Centre afin de clarifier la situation.