Blois-Agglopolys : La friche AFPA va apporter de l’oxygène


La communauté d’agglomération de Blois, Agglopolys, dans le cadre de sa politique de réhabilitation des friches industrielles, vient de signer, avec l’État, l’acte de vente libérant 5 hectares sur le site AFPA, admirablement situés en plein cœur du Parc d’Activités (P.A.) de Blois-Nord-Villebarou, pour une somme de 2,5 millions d’euros.
Ainsi, la collectivité se veut exemplaire pour restructurer des friches et ne pas «manger» des terres à vocation agricole, après un accord avec la préfecture, afin d’aménager au mieux le devenir de cette nouvelle parcelle aux potentiels énormes, une fois effectuées la démolition, la dépollution et la remise en état des terrains conforme au cahier des charges cosigné officiellement, sur place, par François Pesneau, préfet de Loir-et-Cher (nommé depuis à Limoges, remplacé depuis le 21 août par Xavier Pelletier) et Christophe Degruelle, président de Blois-Agglopolys, et ce, en présence notamment de Marc Gricourt, maire de Blois et premier vice-président du Conseil régional Centre-Val de Loire et Isabelle Soirat, maire de Marolles, vice-présidente d’Agglopolys chargée des entreprises et de la stratégie économique qui ont, tous, souligné l’avenir de cette opération (re)naissante, tant pour les emplois futurs, le développement vert du secteur, le juste équilibre avec les autres occupants du site, dont l’école de la deuxième chance et l’association Accueil, Soutien et Lutte contre les Détresses (ASLD), le reste des activités ayant déménagé dans le quartier de Blois-Vienne depuis plus de deux ans. Il faudra compter environ 3 millions en budget prévisionnel de réhabilitation pour ces 5 ha, dans le respect des objectifs «Zéro Artificialisation Nette (ZAN)», à mettre en place avant 2050, dans le cadre de la loi Climat et Résilience tendant vers l’absence de toute artificialisation des sols. Il faudra, certes, patienter quelque peu tant l’ampleur du chantier est vaste. Mais il y a déjà des candidats pour acquérir des parcelles ouvertes à toutes activités, hors commerce de détail et agricoles.

Avenir assuré
Les signataires et leurs accompagnants ont effectué avant les congés estivaux une visite partielle des lieux en constatant que le temps avait fait son œuvre sur ces bâtiments vieux de plus d’un demi-siècle et quasiment abandonnés, certains à tout-vent, ce qui a conforté chacun dans l’urgence de réhabiliter le tout, aux normes. Il est réconfortant de constater que ce site, qui devenait un peu fantomatique, va reprendre une vie normale, dans un secteur géographique fort bien loti en activités diverses et que son avenir est assuré pour de nouvelles possibilités qui répondront aux demandes, de plus en plus urgentes, en matière d’emplois et de développement économique, dont ont besoin tant les territoires de Blois que d’Agglopolys. Et ce, grâce à une parfaite entente entre les élus, l’administration et les services de l’État.
Jules Zérizer