Galettes des rois et rois de la galette…

 

Se promener de Pontlevoy à Saint-Laurent-Nouan, en passant par Blois (dans les trois sens possibles), peut constituer, pour ce début d’année 2019, une promenade agréable sur ce qu’on pourrait nommer la route de la Galettes des Rois. Tout cela pour se balader, certes, et re-découvrir le département, mais aussi pour tester les produits des trois lauréats 2019 du concours de la meilleure galette des rois de Loir-et-Cher.

Après des épreuves qui avaient réuni huit, puis douze artisans, boulangers ou pâtissiers ou les deux, puisque, souvent, il y a doublon professionnel, le concours du 4 janvier en a réuni vingt, dans le hall du Crédit Agricole Val de France (CAVF), à Blois. Composé de trois professionnels, David Thauvin, professeur de pâtisserie au CFA interprofessionnel de Blois ; Serge Granger, MOF, anciennement installé à Montrichard et Jean-René Carniaux, boulanger (e.r.) aux Montils, et de trois «consommateurs», à savoir Christophe Degruelle, président d’Agglopolys ; Gilles Blanchard, resposanble du secteur des professionnels au sein du CAVF ; et Pierre Bouffart, premier vice-président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Loir-et-Cher (CMA 41), le jury, présidé par le dernier cité, a jugé l’aspect, la cuisson, l’odeur et, enfin, le goût des vingt galettes (exposées en double), sur une note de 20 pour chaque point en lice. Compétition sélective assez difficile, en fait…  Walter Bruneau, installé à Pontlevoy depuis 12 ans, l’a emporté devant Christophe Thoreau, de Saint-Laurent-Nouan, et Olivier Grimaud de Blois. Au cours de la remise des prix en présence notamment de Christina Brown, vice-présidente du Conseil départemental ; Stéphane Buret, président de la CMA 41, et Jacky Otto-Bruc, au nom de la filière de qualité «Viennoiseries et/ou pâtisseries 100% Maison», l’authenticité et la noblesse des produits ont été mis en avant et à l’honneur ainsi que le tour de main professionnel et ancestral des artisans. De toute façon, comme l’a martelé le vainqueur «Le seul juge, en dehors des concours à ne pas négliger,  reste la clientèle. Il convient de ne pas la tromper et de travailler honnêtement, à longueur d’année».

Jules Zérizer