Manque de civisme aux abords des écoles


Des agents de surveillance des écoles assurent la sécurité au niveau des passages piétons à proximité des établissements scolaires. Photo : DR.

La ville de Blois lance un appel aux parents pour limiter les incivilités qui mettent en danger leurs enfants à la sortie des écoles.
Voitures sur les pistes cyclables, sur les passages piétons, sur les trottoirs, stationnements gênants… Les abords des écoles deviennent parfois dangereux pour les enfants aux entrées et sorties des classes. « C’est un problème qui a été constaté dans toutes les écoles de la ville car les parents veulent être au plus près pour récupérer leurs enfants mais certains comportements les mettent en danger », explique Benjamin Vételé, adjoint au maire en charge de l’éducation, avant de poursuivre : « Les familles doivent être responsables et accepter de marcher un peu pour déposer leurs enfants à l’école en toute sécurité ». Une campagne de sensibilisation avait déjà été menée, il y a deux ans, sur les comportements civiques au volant mais peu d’effets ont été constatés. La présence aléatoire de policiers municipaux aux abords des écoles va donc être renforcée. « Le but n’est pas que la police soit en permanence à la sortie des écoles pour sanctionner, nous sommes dans une démarche de prévention, mais si le message ne passe pas, nous ferons des visites surprises », souligne, Yann Bourseguin, adjoint au maire en charge de la tranquillité publique et de la sécurité, avant de rappeler : « En stationnant sur un trottoir, on s’expose à une sanction de 135 € qui relève du Code de la route ». Pour assurer la sécurité des enfants et des adultes, la municipalité a déjà positionné des agents de surveillance des écoles (ASE) au niveau des passages piétons à proximité des établissements scolaires. Le dispositif « Carapattes » est également en place. Des parents bénévoles accompagnent les enfants qui vont à l’école à pied en empruntant un itinéraire direct et sûr. « J’appelle les parents à prendre cette initiative citoyenne, la mairie est prête à les accompagner », conclut Benjamin Vételé.

Chloé Cartier-Santino