Pôle agroalimentaire du Val de Cher Controis

Les installations continuent encore et encore…

ÉCONOMIE 4 nouvelles entreprises dont Max Vauché, des agrandissements, un village d’entreprises supplémentaire tout neuf et déjà rempli, un atelier de formation, une usine de transformation de gibier…

Gérard Bardon

La réussite industrielle du Val de Cher Controis, son pôle agroalimentaire (*), c’est d’abord une histoire d’opportunité, ou plutôt l’histoire d’une équipe qui a su saisir les occasions données et prendre les mesures pour les mettre en œuvre. La réussite s’appuie principalement sur la valorisation des ressources de l’existant. Au-delà de la création entrepreneuriale, le Val de Cher Controis est aussi un territoire en mouvement tourné vers l’avenir et les initiatives des futurs chefs d’entreprise. C’est dans cet esprit d’innovation que l’incubateur a trouvé toute sa place. Véritable laboratoire d’idées et réservoir des projets de demain, cette structure, portée par la CCI, a pour mission d’accompagner les futurs entrepreneurs dans la concrétisation de leurs projets et de leur assurer un appui en termes de conseils et de financement. Et les choses ne sont pas prêtes de s’arrêter, bien au contraire, lisez la suite.

Dans le Controis, donc, le dynamisme et la volonté paient ! Bénéficiant d’une forte attractivité depuis quelques années, le territoire connait un développement industriel continu. Arrivent sur le pôle agroalimentaire : Max Vauché, HPP nutrition, Terra Cérès, Meat Me… Ainsi que la venue de 5 entreprises dans le nouveau village d’entreprises, un investissement important de Cecab d’Aucy qui veut faire ici son premier site industriel de logistique, stockage et transport, une unité de contrôle technique et tachigraphique, Val de de Cher Contrôle, pour les poids lourds sur une partie des terrains Vaux-Robert… A la clé, une centaine d’emplois créés ou déplacés pour 2018-2019. Derniers points mais pas des moins intéressants, l’ouverture d’un atelier de formation en agroalimentaire et… d’une usine de transformation de gibier.

Ils arrivent dans le nouveau village d’entreprises

A peine construit, déjà rempli, ils arrivent au village : le garage Renault qui quitte le centre-ville début septembre, libérant une place pour la construction d’une résidence de service ; un électricien New Elec ; un restaurateur de voitures anciennes ; un point de contrôle technique et un distributeur de pièces auto pour professionnels. De nombreuses autres demandes d’installation font que va être lancée la construction d’un autre village d’entreprises.

Ouverture d’un atelier de formation pour l’agroalimentaire

La Communauté de Communes du Val de Cher Controis annonce pour septembre prochain l’ouverture d’un atelier de formation moderne et spacieux en partenariat avec les gros groupes présents sur le site, ces derniers fournissant les machines nécessaires à la formation.

Cette formation, réalisée en collaboration avec l’IFRIA Centre Val de Loire (Institut de Formation Régional des Industries Agroalimentaires) s’étalera sur 6 à 12 mois et sur 3 thèmes : AGROForma, conducteurs de lignes, AGROForm, pilotes de lignes de production et AGROTeam, techniciens de maintenance. Une douzaine de postulants est attendue en septembre prochain.

Enfin les contacts avec des investisseurs russes sont bien avancés pour la construction d’une usine de transformation du gibier solognot ainsi que des contacts avec les possibles marchés et débouchés « car sans mise sur le marché, sans débouchés commerciaux, la transformation ne servirait pas à grand chose », explique Jean-Luc Brault. Du nouveau courant 2019.

(*) Pour rappel, le site et le résultat d’une initiative partenariale de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Loir-et-Cher et de la Communauté de communes Val de Cher-Controis, avec le concours de la Chambre d’Agriculture et du Conseil Départemental de Loir-et-Cher.


ZOOM ▶ ça bouge sur le pôle agroalimentaire

On ne présente plus Max Vauché dans la région, chocolatier qui personnifie ici cette gourmandise. Il possède trois magasins : à Blois (ouvert en 1986), à Orléans (depuis 2009) et à Bracieux. N’ayant pu assurer le développement du site bracilien, il rencontre Jean-Luc Brault et comme à l’habitude avec le président du Val de Cher Controis, rapidement un accord est trouvé sur le terrain. Celui situé en face de Saint-Michel où le chocolatier réputé construira une usine de production et un magasin de vente avec la possibilité de visites. La maîtrise d’oeuvre est lancée. Bien entendu le site actuel de Bracieux reste ouvert à la clientèle.

HPP (High Pressure Process) va installer une unité de traitement par haute pression hydrostatique de produits alimentaires emballés, une sorte de pasteurisation à froid. Les avantages présentés par cette technique sont multiples. Elle permet d’améliorer la conservation des produits, en maintenant leur fraîcheur naturelle et leur qualité organoleptique et nutritionnelle. Elle constitue ainsi une réelle alternative aux traitement thermiques classiques. Par ailleurs, ce procédé n’entraîne qu’une faible modification de la couleur et du goût des aliments, elle diminue la flore bactérienne et n’altère pas les vitamines contenues dans les produits. L’ouverture est prévue en décembre prochain.

Meat Me va installer un laboratoire d’affinage et de préparation de viandes séchées : boeuf et agneau. Les responsables sont des mordus de gastronomie qui croient en une charcuterie qui fait sourire : saine, gourmande et solidaire. Leur mission, faire des produits terriblement bons et sains : Biltong de boeuf, mariné et séché au piment plus ou moins épicé ou avec une pointe d’ail ; Fenalar, jambon d’agneau affiné classique ou mariné. Parfaits pour l’apéro, en salade ou en cuisine. Lancement début 2019.

D’autres start-up dans le domaine de l’agroalimentaire pourraient suivre si l’on en croit l’intérêt porté après les visites de l’incubateur et du cluster.

Terra Cérès quitterait l’incubateur pour installer une usine de production et de stockage d’environ 10 000 m2. Le projet est porté par la Com Com Val de Cher Controis, seul investisseur, séduit par le projet. Rappelons que Terra Cérès met au point des recettes de pains frais et de pâtisseries moelleuses bio, sans gluten ni blé, ni maïs, ni soja, ni produits d’origines animale, sans additifs, ni conservateurs et arômes. Réalisation courant 2019.

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