Blois : Sylvia Sanchez s’en est allée, toute souriante du travail accompli

Le départ à la retraite de Sylvia Sanchez, directrice de la Maison de l’Emploi du Blaisois (MEB) a été fatal à la reine de Grande-Bretagne puisqu’au moment même où, dans la salle des mariages de l’hôtel de ville de Blois, était célébrée la fin de carrière de cette pétillante cheffe de service, Elisabeth II choisissait de quitter ce bas monde.
Outre ses compagnons de travail, actuels et anciens, qui l’entouraient, Sylvia Sanchez a reçu les satisfécits d’une carrière de plus de 40 ans, en Blaisois, de la part de Marc Gricourt, maire de Blois et vice-président du Conseil régional ; Christophe Degruelle, président d’Agglopolys, collectivité dont plusieurs élus étaient, également, présents ; Benjamin Vételé, conseiller départemental, maire-adjoint de Blois et président de la MEB ; Stéphane Baudu, maire de La Chaussée-Saint-Victor et conseiller départemental… Infirmière de formation, donc formée, déjà à l’écoute de l’autre, Sylvia Sanchez a toujours placé sa carrière dans le respect de l’humain, pas d’un dossier, car sans écoute, ni échanges, tout dialogue, et donc toute solution éventuelle, est impossible. D’abord animatrice, dès 1982, en reclassement et développement, elle suivra l’évolution de son service en mission locale pour l’emploi, puis en Maison de l’Emploi, «créée de toutes pièces avec Stéphane Baudu », souligna Benjamin Vételé dans ses remerciements pour la et les tâches y accomplies avec humanité avant tout et une capacité à défendre ses dossiers et son équipe, le tout placé sous le signe de l’insertion à la fois sociale et professionnelle, comme le rappela, également, Christophe Degruelle tandis que Marc Gricourt avait mis en avant son implication locale parfaite pour mener à bien ses missions dans une cité où elle a vécu et toujours travaillé, même à la mairie de Blois qui avait hébergé les services de la MEB qui ne pouvaient continuer à œuvrer dans des locaux devenus insalubres.

Engagée et souriante
Des déclarations du même esprit ont été adressées à Sylvia Sanchez de la part des ses collaborateurs massés autour d’elle comme une équipe solide de rugby ou d’autre discipline sportive collective, chacun(e) ayant mis son égo de côté pour suivre l’état d’esprit fonceur et déterminé de la responsable. Cette dernière, avec gouaille et sourire, expliqua qu’elle avait effectué le job dont on lui avait confié la responsabilité, pas seule, certes, mais avec son équipe, et ce, pour l’égalité des chances, le respect du droit pour tous, et, surtout la dignité, en travaillant, chaque jour, en dépassant la zone de confort des agents. Elle souhaita que la façon qu’elle avait de faire son job, se poursuive avec d’autres, mais dans le même esprit du respect de la dignité humaine de celles et ceux qui, bien qu’ayant perdu leurs occupations professionnelles et une partie de leur dignité, n’en restent pas moins des humains. Et, là, ne l’oublions pas, c’est la partie la plus importante des échanges qui peuvent se concrétiser avec celles et ceux qui, obligés un jour, poussent les portes de La Maison de l’Emploi qui, malheureusement, n’est pas encore prête à fermer! Nul doute que l’on sera appelé à retrouver Sylvia Sanchez un de ces jours sur le terrain des services aux autres, à titre bénévole, mais toujours aussi engagée et surtout souriante. Quant à feu la reine, paix à son âme…

Jules Zérizer